Apprentissage d'Arbacès

Apprentissage d'Arbacès

Messagede Arbacès le 02 Mar 2010, 14:54

Nota : La fiche d'apprentissage servira aussi de début de background, ne vous étonnez pas donc du nombre de chapitres.

Chapitre 1 : Le Masque de Fer

Egypte, début des années 80, bidonville du Caire

Saphia regardait avec désespoir le fils qu'elle tenait dans ses bras frêles. Il était pourtant plus gros que les nouveaux nés d'ici mais il avait un visage si ridé et rempli de cicatrices qu'il ressemblait à un monstre. La jeune femme se posait trop de questions :

* Qui es tu bébé ? D'où te viennent ces cicatrices ? *

Des questions aussi plus pragmatiques. Elle se demandait si elle était vraiment la mère de cet enfant, si quelqu'un ayant été effrayé par la laideur de celui-ci ne l'avait pas échangé avec son enfant à elle.

Saphia ne supportait plus les chuchotements des autres femmes lorsqu'elle les croisait dans la rue, les regards méfiants ou emplis de pitié. Cet enfant au lieu d'être le bonheur de sa vie était plutôt son malheur. Le temps passait mal et rongeait son esprit. Une de ses rares amies n'y alla pas par quatre chemins.



Débarrasse toi de lui ! Cet enfant est un représentant du diable, il ne peut attirer que le mauvais œil ... 

 Mais je ne peux pas, c'est quand même mon enfant ... 

 Ton enfant, dis tu, et quand pense son père ? Ne te délaisse t'il pas depuis qu'il est né? N'a t'il pas un air soupçonneux tout au long de la journée ? 

C'est vrai, il ne me parle presque plus alors que nous vivons sous le même toit. Je ne veux pas perdre mon mari. Que dois-je faire ? Les gens savent que j'ai un enfant anormal ici... 



Saphia réfléchit et ne parla à personne de son macabre projet. Elle fallait qu'elle trouve un prétexte pour perdre l'enfant sans éveiller les soupçons de son mari, de la police et de toute autre personne.
Elle se souvenait avoir une cousine perdue dans le Sinaï, cet endroit non irrigué par le Nil et que les Égyptiens depuis longtemps exploitent ses minéraux. Aujourd'hui, c'était surtout un centre névralgique du tourisme pour les sorties en plongée profitant de la beauté de la mer Rouge toute proche.

La jeune femme avait donc une cousine qui vivait dans le désert près d'un haut lieu de pèlerinage, le monastère Sainte Catherine. C'est ici selon la légende que Moïse aurait vu Dieu lors de l'épisode du buisson ardent.
Quoi de mieux qu'un lieu de méditation, pour prétexter un voyage pour récupérer ses esprits, excuse pour les cairotes, et l'endroit, le désert, pour qu'un enfant nouveau né meure des suites d'un coup de chaleur. Sa cousine ne connaissant pas cet enfant, il fallait qu'elle s'en débarrasse avant de la retrouver. Le risque était minime car la cousine ne parlait plus à sa famille du Caire exceptée Saphia qu'elle considérait comme sa sœur.

La jeune femme se protégea le visage avec son châle et prit la direction de la gare routière. Elle monta dans le bus et s'installa à côté d'une vieille dame suspicieuse devant le ballot de la mère. Le bus cahota sur la route défoncée pour s'arrêter enfin. Saphia descendit et se dirigea vers la ville proche du monastère.
Elle attendit la nuit pour déposé l'enfant à la porte du monastère en espérant que des hommes de Dieu pourrait plus supporter un tel fardeau qu'elle, pauvre cairote. Elle alla rejoindre sa cousine le lendemain matin, feignant d'arriver par le bus du matin. Elle passa quelques jours avec elle et finalement rejoint le Caire. Elle expliqua là-bas qu'elle avait laissé l'enfant à sa cousine qui pouvait l'élever à l'abri du regard des autres.

La véritable histoire de celui qui allait devenir un sujet d'Isis commence au pied de cette porte de bois du monastère Sainte Catherine.

Le jour venait à peine de se lever lorsque le frère Antonios entendit ce qui semblait être des cris. Il regarda à travers la petite lucarne de sa cellule et ne vit rien mis à part des corbeaux qui tournoyaient dans le ciel et chantait un air lugubre. Rien de spécial, jusqu'à ce qu'il entende à nouveau des cris étouffés. Cela venait de derrière la porte du monastère.
Il dévala les escaliers quatre à quatre, s'arma d'un manche de pioche qui trainait près du potager et se dirigea d'un pas rapide vers la porte de bois. Le coeur battant, il ouvrit et découvrit un couffin recouvert d'un drap de lin bleu.
Il le ramassa et se dirigea directement vers la chambre de l'abbé, malgré une rupture de protocole, et frappa à sa porte. L'abbé qui affichait au début un air réprobateur changea de regard en voyant le couffin. Il écarta le drap de lin et comprit, dans un sursaut d'effroi, pourquoi cet enfant avait été abandonné. Il fallait tenir conseil et réfléchir sur l'avenir de cet enfant.



Mes frères, je vous ai réuni ce matin, en instance extraordinaire, pour parler de la découverte de frère Antonios. Je vous demande la marche à suivre, j'ai déjà ma petite idée mais je veux votre avis. 

Mon père, si cet enfant à été déposé ici, c'est que ses parents pensaient que nous pourrions le prendre en charge aussi lourde soit elle.

Nous avons un devoir d'hospitalité depuis des temps immémoriaux, c'est indéniable.
Adoptons le et faisons en un novice, il aura ainsi une famille, nous.


Bien, mes frères, votre solicitude me ravit, vous êtes dignes de ce lieu de foi. La décision est prise nous en ferons un des notres.



Ils commencèrent par lui donner un nom, Arbacès, un nom grec car la plupart d'entre eux étaient grecs. Ils lui donnèrent tous leur amour malgré sa laideur, ils lui apprirent le grec ancien, le copte, le latin et l'arabe.
De son côté cet enfant, d'abord élevé par une nourrice de la ville voisine, devant fort et résistant. Il montrait une grande facilité à apprendre les choses. Du fait qu'il n'y ait pas d'autres enfants ici, son seul divertissement était la lecture de livres saints.

Il ne faisait pas que lire, il apprit à faire pousser toutes sortes de plantes, bonne à mager ou à guérir, il apprit à manier le fer et l'acier car il aimait bien le frère ferronier qui lui ressemblait un peu. Lui aussi avait le visage couvert de cicatrices.
Il s'inspira de cet art pour concevoir un masque d'acier afin de couvrir sa face. Un masque qui lui permettrait de pouvoir se cacher du regard des autres et pourvoir s'exposer un peu plus au monde extérieur. Ses premières visites au village d'à côté, lui valurent des regards de stuppeur mais lui, Arbacès se sentait fort, protégé, derrière ce masque.

Il grandit, et remodela son masque plusieurs fois avant de lui donner sa forme la plus aboutie, celle qui s'adaptait à son visage d'adulte. On associait désormais son nom à ce masque, lui et cette chose n'était qu'un, il était le masque de fer.
Dernière édition par Arbacès le 07 Mar 2010, 19:22, édité 2 fois.
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Re: Apprentissage d'Arbacès

Messagede Arbacès le 05 Mar 2010, 23:17

Chapitre 2 : L'Ermite

Egypte, Sinaï, Monastère Sainte-Catherine

Devenu adolescent, Arbacès reste un personnage à part. Il ne pense pas à des jeux imaginaires, à des personnes de l'autre sexe ou à des voyages grandioses. Non, il s'instruit et même depuis peu instruit les autres. L'abbé, voyant sa facilité dans les langues étrangères lui a demandé de devenir professeur pour les novices les moins à l'aise dans ces matières.
Le mobilier de sa chambre est des plus stricts, avec une paillasse simple, une table, un tabouret, un pichet et une vasque pour faire sa toilette. Au mur, un crucifix au dessus du lit rappelle le rôle religieux de ce site. A l'opposé il y a une icône de Sainte Catherine. Sur la table, un livre, la Bible, et un bougeoir. Pas d'autres fioritures, la cellule est impersonnelle comme toute les autres ici. Les quelques affaires du jeune égyptien au nom grec sont logées dans un coffre au pied de la paillasse.

Depuis quelques nuits, il a rêvé plusieurs fois d'une femme superbe, vêtue de manière provocante. Ses jambes fuselées dénudées, ses hanches dansantes et cette poitrine à peine couverte lui procure un fort émoi.
Il n'en parla pas aux prêtres par peur de représailles. Ici, la consigne est claire. Les femmes ne sont que des créatures de Dieu ou du Diable mais en aucun cas elles ne doivent influencer l'esprit de l'homme de foi.
Cette femme apparait, et apparait encore, chaque nuit. Elle s'insinue chaque nuit dans les rêves d'Arbacès.

Elle lui parle alors. Et ce qu'elle raconte dépasse l'entendement.
Elle se nomme Isis et est la déesse égyptienne des temps jadis.
Elle est la magicienne épouse du roi Osiris. Elle est celle qui réussit à le ramener à la vie.

Il eut une période ou il ne pouvait se résigner à croire en cela et essaya de lutter contre le sommeil pour ne plus la voir. Il prenait cette image pour une intervention du diable.
Les prêtres s'en aperçurent bien vite par ses changements d'humeur fréquents, ses yeux cernés et surtout sa lutte contre le sommeil lors des prières.

L'abbé le convoqua quelques jours plus tard et lui demanda ce qu'il avait. Arbacès lâcha la vérité avec difficulté mais cela le libéra d'un poids. L'abbé lui expliqua qu'il n'était pas rare que des personnes, des images viennent des rêves mais le nom d'Isis le glaça d'effroi. Il ne pouvait toléré qu'un jeune novice croit en cette déesse païenne. Il lui infligea une sanction plus que sévère. Il devait aller vivre dans le désert à la manière d'un ermite jusqu'à ce qu'il soit sain d'esprit.
Il marcha longtemps avant de trouver une grotte qu'il semblait connaître. Cet abris était difficile d'accès mais il y avait une petite source d'eau, un bien si précieux ici, au fond. Il s'installa et vécut de la chasse et de la cueillette pendant un long moment. Isis, chaque nuit vint le visiter et lui enseigna ce qu'il devait savoir.

Arbacès, c'est moi, Isis. Ton grand prêtre t'a envoyé ici pour soi échapper à mes messages mais tu vois je suis plus puissante que lui, je suis encore là. J'arrive à te suivre, où que tu ailles , je te trouverais encore.

Laissez moi, envoyée de Satan, l'abbé m'a dit que vous n'êtes rien, surement un délire de mon imagination.

Arbacès, si j'étais simplement un délire de ton imagination, arriverais je à faire ça.

Elle pointa du doigt un endroit de la grotte obscur et d'un coup un feu crépita. Le plus formidable c'est que le feu venait de nulle part, il n'y avait ni bois, ni pétrole, ni huile, ni tout autre produit enflammable.

Ou ça !

Elle désigna un autre endroit du doigt et une coupe pleine de fruits mûrs apparut.

Alors Arbacès, qu'en penses tu ?

Rien ne me dit que vous n'êtes pas une apparition du diable.

C'est vrai, mais je ne suis pas une envoyée de ce que tu appelles le diable. Il est là pour répandre le mal d'après ce que je sais. Moi, je ne veux que le bien des hommes. On m'appelait la mère des dieux et des hommes. Laisse de raconter une histoire, ton histoire...
Dernière édition par Arbacès le 07 Mar 2010, 19:21, édité 1 fois.
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Re: Apprentissage d'Arbacès

Messagede Arbacès le 07 Mar 2010, 13:36

Chapitre 3 : Le Grand Prêtre d'Isis

Isis d'un geste de la main simulant une onde, lui dit d'un ton neutre.

Écoute, Arbacès, écoute et vois ton histoire.

L'esprit du jeune novice s'embruma pour ne revenir clair que sur une vision nouvelle d'un lieu qu'il ne connaissait pas.

Te voici, à Thèbes, Arbacès, ou plutôt Isismess, mon fidèle parmi les fidèles. Ton nom de l'époque a été un peu transformé mais il est en mon honneur, il veut dire né d'Isis. Tes parents avaient fait une prière car ta mère était stérile pour que moi, Isis, déesse de la fécondité, je leur apporte le bonheur d'être parents. En échange, j'ai demandé à ce que ta vie me soit consacrée et j'avoue que tu ne m'as jamais déçu ou trahie.

Elle s'arrêta un court moment avant de reprendre

Laisse ton esprit divaguer, n'essaie pas de le contrôler et tu connaitras ton histoire …




Thèbes, capitale religieuse de l'Égypte antique



Les rues étaient emplies de marchands ambulants, de caravane, de prêtres, de gens se promenant au gré de leurs envies. Ils étaient tous vêtus de toges, de pagnes, rien qui ne soit de l'époque actuelle. Cela ressemblait de près à ce qu'Arbacès s'imaginait de l'Égypte à l'époque de Ramsès le grand.

Il regarde ses mains, ce rêve est plus que crédible. Il n'y a aucune action floue. Tout est clair, il semblait même connaître les lieux et se repérer facilement dans le dédale des rues. Il n'y avait aucun doute, il avait déjà vécu ici et à cette époque.

Isismess, puisque c'est ainsi qu'il faut le nommer se dirige d'un pas alerte vers le palais royal. Le grand vizir l'a convoqué pour une affaire pressante.
Il n'est pas rare que le grand prêtre d'Isis soit consulté pour donner son avis sur la société égyptienne mais la plupart du temps, il n'y a pas de caractère urgent comme ici.

La ruelle fait place à une grande place où trône un immense palais. Isismess grimpe quatre à quatre les marches et traverse les couloirs sombres simplement éclairés de lampes à huile.
Le scribe, guidant le prêtre, s'arrête un instant devant une massive porte de cèdre importé du pays des Hittites.
Le grand vizir est en train de dicter à un autre scribe des notes aux différents gouverneurs des provinces sur quelle quantité de céréales à stocker, quel impôt à lever.
Les deux scribes s'écartent sur les ordres de son maitre et ferment la lourde porte derrière eux.

Isismess, si je t'ai fait venir ici, c'est pour une raison bien simple. Un vieux mage étranger a offensé le pharaon lors d'une séance plénière. Il dit s'appeler Moshe. Il a menacé Pharaon de calamités sur le pays si le roi ne libère pas le peuple de Judée.

Isismess écoutait sans broncher le discours du Vizir, mais il ne voyait pas ce qu'il pouvait faire. L'explication vint immédiatement.

Isismess, tu es le grand prêtre d'Isis et à ce titre tu es le grand mage du royaume. Le roi a besoin de toi pour faire taire cet insurgé et protéger notre terre sacrée. La prochaine confrontation aura lieu demain lors de la cérémonie du Nil, tu seras là.

Le prêtre d'Isis salua le grand vizir et quitta la pièce en réfléchissant à ce qu'il pouvait faire demain. Il connaissait certes quelque coups de passe-passe mais c'était pour épater la galerie et impressionner la foule lors des cérémonies. Il n'y avait rien de magique là dedans et pourtant en tant que représentant d'Isis même les plus hautes autorités avaient confiance en ses dons.

Il passa une des nuits les plus mauvaises de son existence et se rendit à la cérémonie avec les yeux cernés. Il s'était vêtu de son habit cérémoniel et du grand bâton qui lui donnait une majesté naturelle.
Il se plaça derrière le trône du roi et attendu que l'insurgé fasse son apparition.
Il n'attendit pas longtemps. Un vieil homme, paré d'une grande barbe blanche se présenta avec un jeune garçon qui lui servait de guide.

Roi d'Egypte, je viens une énième fois te demander la libération du peuple de Canaan. Laisse partir mon peuple sinon j'abattrai sur ton pays des calamités que tu ne soupçonnes même pas.

Et que me promets tu vieux fou?

Tu as tord de le prendre comme ça. Tu veux des promesses, en voilà. Voilà ce que je te réserve. Tu auras des grenouilles, des mouches et des moustiques qui envahiront ton pays, tes troupeaux mourront sans que tu saches pourquoi, ton visage se couvrira de pustules, une pluie de glace s'abbatra ici, tes récoltes seront dévorées par les sauterelles, ton dieu le soleil disparaitra et tous les nouveaux nés du royaume mourront. Voilà ce que je te promets, mais pour commencer regarde ton fleuve sacré comment il va changer.

Le vieil homme se dirigea vers la terrasse qui surplombait le fleuve. Il leva les mains au ciel, marmona quelques mots incompréhensibles et se retourna d'un air narquois. Il s'écarta sans un mot de plus et se confondit dans la foule médusée et amusée devant les élucubrations d'un vieux fou.

Mais l'amusement fut de courte durée. Un pêcheur cria. Les gens s'approchèrent de la rive et virent que le fleuve était maintenant rouge. Le pharaon stupéfait se retourna immédiatement vers Isismess.

Grand prêtre d'Isis, qu'est ce que cela. L'eau ne peut être rouge.

Seigneur et maitre, il suffit que le vieil homme est un complice non loin de là et qu'il ait mis un colorant puissant dans l'eau. Nous mettons bien des teintures lors des fêtes du Nil pour lui donner une couleur plus bleue.

Je m'en remets à ton jugement, Isismess … Je te rappelerais si besoin....

Isismess fut rappeler souvent. A chaque calamité, il dut expliquer pourquoi cela se passer et qu'il n'y avait rien de magique, qu'aucun dieu extérieur au panthéon égyptien n'intervenait. Il amenait souvent des apprentis et des ustensiles pour démontrer ses théories par des expériences multiples.
Il dut montrer comment une grenouille devant de l'eau de couleur non naturelle s'écarte de sa source de vie et essaie de trouver de l'humidité plus vers la terre.
Il expliqua qu'en l'absence de ces fameuses grenouilles impliquait une recrudescence des mouches et des moustiques car leur prédateur naturel avait quitter le fleuve.
Il montra qu'une vache ne voulait pas boire une eau rouge et préférait donc se laisser mourir de soif.
Le fait qu'il y ait plein de moustiques, les maladies contagieuses se répandaient plus vite, ce qui expliquait les pustules.
Pour la grêle, il ne put rien dire sauf que c'était un phénomène naturel et qu'en cette période orageuse elle n'avait rien d'exceptionnel.
De même pour les sauterelles qui souvent les années très chaudes comme celle-ci proliféraient et dévastaient les récoltes.

Le pharaon écouta attentivement les théories d'Isismess, mais il savait que le plus dur à convaincre ne serait pas lui, mais le peuple. Ainsi quand des nuages sombres envahirent le ciel cachant le soleil, ce bien si sacré de l'Egypte, et que la nuit suivante beaucoup de jeunes enfants mais aussi de vieillards moururent d'une maladie inconnu, le peuple gronda à chaque apparition du roi.
Il voulait un coupable et que ce peuple s'en aille. Le coupable fut tout trouvé en la personne d'Isismess. Il fut banni dans le désert. Il suivit un temps le long convoi des expatriés qui rentraient dans leur pays. Il vit le tsunami écartait les eaux, ce qui permit le passage des hébreux, et la vague déferlente dévasta les cotes égyptiennes après.
Isismess se sépara du groupe dans le Sinaï et trouva refuge dans une grotte ou au fond coulait une petite source. La même où était actuellement sa réincarnation, Arbacès.
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Re: Apprentissage d'Arbacès

Messagede Arbacès le 10 Mar 2010, 21:52

Chapitre 4 : Le gardien du Sinaï

Sinaï, désert de l'est égyptien

Un rayon de soleil rasant vient chatouiller le visage d'Arbacès. Celui-ci dans un réflexe humain tourna sa tête pour éviter la lumière de Ra mais la mal était fait, il ne pouvait plus dormir.

Le novice se leva, alla au fond de la grotte chercher un peu d'eau et la mis dans une vieille bassine en métal qu'il avait récupérer en chemin sur un coin de route. Sans doute était elle tombée d'un de ces bus surchargés qui partait vers la Palestine, mais en tout cas elle ferait le bonheur d'un homme qui n'avait presque rien pour survivre.

Il utilisa la bassine pour faire sa toilette et quand il eut fini, il jeta l'eau sale sur le sable déjà brulant. Il prit son bâton et partit faire le tour de ses pièges posés la veille au soir. Il y récupéra un frêle oiseau et rien de plus. Il avait maigri depuis qu'il avait quitté le monastère, sa bure était maintenant un vêtement des plus amples.

Arbacès marcha en direction de sa grotte, le seul refuge à des lieux à la ronde. Il dépluma son oiseau, le vida et l'embrocha sans autre forme de procès afin de le cuire devant le petit foyer crépitant. Il était dur de trouver du bois dans les environs, Arbacès ne faisait donc que des feux lorsqu'il voulait manger. Pour les froides nuits d'hiver, il mettait sa couverture de laine qu'il avait pris en partant de Sainte-Catherine.

La différence avec les débuts de sa période d'ermite, était que maintenant Isis était tout le temps avec lui, de jour comme de nuit. Était-ce le fruit de son imagination qui palliait sa solitude par des mirages ou bien une apparition réelle de la déesse, le novice s'en fichait un peu, au moins elle lui faisait de la compagnie.

Elle parlait beaucoup, revenant souvent sur les périodes de l'ancienne Égypte. Il écoutait sans broncher, essayant de trouver une part de sagesse dans ces discours. Il pensait qu'au fond cette Isis n'était pas une mauvaise personne, elle avait des idées claires, une préservation de la vie très prononcée.

Un jour cependant, il décida d'interrompre Isis et de lui poser des questions :

Déesse, pourquoi n'avez pas soutenu Isismess lors de la confrontation avec celui que je crois avoir reconnu comme Moïse ? Pourquoi l'avoir laissé seul quand il avait le plus besoin de vous ?

Arbacès, tu crois que je l'ai abandonné mais il n'en ait rien. Au contraire, je me suis servi de cet épisode de sa vie pour me révéler à lui. Je lui ai appris à utiliser ce que les hommes appellent la magie mais que certains personnes initiés appellent les attaques cosmiques.

Les attaques cosmiques ? Vous allez me faire croire que vous faites pleuvoir des étoiles ?

Pas exactement, je vais t'expliquer ce que c'est. En chaque personne sommeille une force cachée que l'on appelle le cosmos. Il appartient à chacun de réveiller cette force et de faire des choses extraordinaires. Par mes enseignements, j'ai permis à Isismess de trouver son moi profond. Et je vais tenter de faire de même avec toi.

Les jours se succédèrent, puis les mois et enfin les années. L'enseignement était contraignant du fait de la chaleur du désert, mais le corps d'Arbacès s'adaptait de plus en plus. Il devenait robuste.
Sa méditation, apprise lors de son passage au monastère, était un atout pour contrôler son fameux cosmos.
Une personne qui aurait observé le moine à ce moment là aurait un homme exécutant des gestes précis, un peu comme des katas mais n'aurait vu personne d'autre.

Le temps passa et Isis pensa que son représentant était près pour affronter le dernier stade de sa formation, et ainsi entrer dans l'armée d'Anubis.
Arbacès monta, sur les instructions de sa déesse, rejoindre le fameux buisson ardent. C'était un amas de broussaille des plus simples mais il dégageait quelque chose de spécial. Il s'assit en tailleur et attendit l'envoyé d'Anubis pour se battre contre lui et prouver sa valeur.

NB: J'attends maintenant la validation de mon apprentissage ou pas :lol: et aussi une idée pour le combat, dois-je faire appel à un MJ ou je me fais un combat seul ? 8-)
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Re: Apprentissage d'Arbacès

Messagede Maé le 11 Mar 2010, 22:15

Apprentissage Validé.


Vu que je ne sais pas quand Anubis repassera par là, je prends cela sur moi.

Pour ton combat, vu qu'il s'agit de ton premier personnage ici (à moins que je fasse erreur, auquel cas mes MPs sont ouverts), ce sera contre un chevalier. Je vais voir quel MJ va s'occuper de toi.

En attendant, je t'invite à créer Arbacès sur le Gestionnaire de Fiches. Si au début, il te faudra remettre les informations de ta Fiche de Présentation, le reste à remplir s'attache à ta Fiche de Combat, essentiel si tu désires te battre. Car sans Fiche de Combat, pas de calcul de ton Cosmos et sans Cosmos... hmm... ^^
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